Dimanche 13 septembre 2009 7 13 /09 /2009 00:00







 

 

 

Je marche à l’ombre de tes structures éblouissantes. Je progresse, pas à pas sur le tranchant de tes contrastes, équilibrant mon poids sur tes obscurités asymétriques. Je caresse l’inexorable suture de nos mélanges ; sous ma main, l’or cicatriciel de nos collisions. Je me glisse dans les méandres nocturnes de ta physionomie impossible. Ta clarté se dérobe sous ma pensée, la vidant de sa substance, fragile sur ton implacable minéralité.

Je m’endors dans la douceur de tes orbites, perdue dans la chair éteinte de tes cavités.

Je pleure tes larmes absentes.
 

Par gertrude - Publié dans : L'état de l'âme de Gertrude. - Communauté : Crânes Misanthropes
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Commentaires

"...les croque-morts porteraient des gants transparents, afin de rappeler aux amants le souvenir des caresses". (Francis Picabia )

Commentaire n°1 posté par Hécate le 13/09/2009 à 10h05
Picabia avait tout compris...
Réponse de gertrude le 13/09/2009 à 15h39
Et me croirez-vous ,si je vous dis que c'est un poète grec qui m'a appris cela de Picabia?...
Commentaire n°2 posté par Hécate le 13/09/2009 à 18h31
Je ne doute point un instant de vos antennes en Grèce et de vos dons d'ubiquité, Magicienne.
Réponse de gertrude le 13/09/2009 à 18h38
Et je suis une ombre qui se désensevelit...
Et vos os sont poètes.
Et la poésie caresse ma carcasse.
Et mes décombres sourient.
Et je vous présente mes béances les plus plates.
Commentaire n°3 posté par Plaie le 15/09/2009 à 10h49
Et je suis juste heureuse de vous voir balancer votre générosité sur mes poussières d'os...
Réponse de gertrude le 15/09/2009 à 10h58
La poussière revient toujours à la poussière
Et je suis un heureux grain :)

Merci Capitaine chair.
Commentaire n°4 posté par Plaie le 15/09/2009 à 11h10
Vous êtes digne, ma Plaie, des plus beaux élevages de poussière du Grand Marcel et j'ai eu peur qu'un vent mauvais vous souffle au loin de nos ossements.
Réponse de gertrude le 15/09/2009 à 11h14
N'ayez plus de crainte mon Os le Bel.
Je ne suis pas un grain d'élevage intensif.
N'est pas né encore le souffle qui me dispersera. J'ai du plomb dans les ailes et il m'aide malgré lui à me diriger où vent me semble.

Commentaire n°5 posté par Plaie le 15/09/2009 à 11h25
C'est ce que j'apprécie en vous et que je mets au-dessus de tout: la Liberté.   :)

Je la sens souffler comme une tornade dès que j'ouvre votre blog.
Réponse de gertrude le 15/09/2009 à 11h38

Liberté
"Sur la mousse des nuages
"Sur les sueurs des orages
"Sur la pluie épaisse et fade
       J'écris ton nom".    
                                      ( Paul Eluard)

Commentaire n°6 posté par Hécate le 15/09/2009 à 13h48
Évidemment!  :)
Réponse de gertrude le 15/09/2009 à 19h19
....................................;:)
Commentaire n°7 posté par Hécate le 15/09/2009 à 20h59
Eluard ! Le gars qui avait fait un poème en l'honneur de Staline !

Ode à Staline (1950)
 
Staline dans le coeur des hommes
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d'un feu sanguin dans la vigne des hommes
Staline récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir sur la vie
Car la vie et les hommes ont élu Staline
Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes.
 
 Et Staline pour nous est présent pour demain
Et Staline dissipe aujourd'hui le malheur
La confiance est le fruit de son cerveau d'amour
La grappe raisonnable tant elle est parfaite
Commentaire n°8 posté par armengol le 15/09/2009 à 21h06
M... alors!

Pauvre Gertrude!

Vous pourriez au moins commenter un peu mon article au lieu de déverser des immondices..
Réponse de gertrude le 15/09/2009 à 22h40
Commentaire n°9 posté par Hécate le 15/09/2009 à 21h16
Réponse de gertrude le 15/09/2009 à 22h41
De Saint Pé d'Ardet à Odessa, il y a 3178 km.
Commentaire n°10 posté par armengol le 15/09/2009 à 22h10
Et cela vous console?
Réponse de gertrude le 15/09/2009 à 22h41
Un beau poème ma foi, très sensuel, avec la nostalgie de l'être défunt à qui appartenait ce crâne. Par les yeux se transmet l'émotion, la tristesse comme la joie. Pleurez les larmes absentes, pleurez les larmes de joie. J'aime m'imaginer que cette Gertrude fut heureuse dans sa vie et qu'elle a ri aux larmes, bien plus souvent qu'elle n'a souffert.

Qu'il y ait autant de kilomètres entre St Pé et Odessa, m'interpelle! A vue de nez j'aurais pas crû! 

Bien à vous Juliette 
Commentaire n°11 posté par Emile Zona le 16/09/2009 à 15h24
Merci Émile, votre lecture de mes piètres mots me touche et je suis loin d'avoir votre talent.
Je suis sure que Gertrude avant d'être Gertrude a eu sa part de bonheur, et, sans conteste, un destin d'os hors du commun. En donnant son corps à la science, cette femme que je ne connais pas et dont je fantasme l'existence, ne savais probablement pas qu'elle se retrouverait sur mon étagère, à participer à mes activités monomaniaques et s'embarquerait sur mon rafiot cyber à la dérive. Elle ne savait pas non plus qu'elle vous rencontrerait ainsi que les membres de cet équipage fantastique qui me fait l'honneur de me parler à travers elle.
En tout cas, elle n'est jamais venue me tirer les pieds lors de mon sommeil, ce qui me rassure et qui me laisserait supposer sa satisfaction.

Pour le kilométrage entre St Pé et Odessa, je n'ai pas encore vérifié avec mon double décimètre les assertions armengoliennes.

Revenez souvent, Émile...
Réponse de Le Capitaine le 16/09/2009 à 18h26

Je Relique, vous reliquez...

  • Gertrude et Hécate
  • Des petites oeuvres
  • Lumineuse dans le noir

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