Merci J.G. La désynchronisation de l'image et du son est parfaite. Que n'ai-je eu au lycée une prof comme toi - le mien fabriquait un clavecin durant ses cours, et cela lui prit quelques années de programme, vrai ! Conséquence, j'aime le clavecin, pas le dessin. Bon, je vais réessayer. Arthur, où as-tu mis le corps ? Et le crâne ? Et la règle ? Et les ciseaux ? Non, maman, pas ça !
Commentaire n°1
posté par
V.S.
le 03/05/2009 à 00h35
Bon ! Petit café du matin, brésilien à souhait ! Je reprends l'exercice et t'en remercie, du cœur. Pablo Neruda, citant un proverbe améridien, disait : 'Ce qui n'est pas donné est perdu', V.S. ajoute : 'Ce qui n'est pas reçu vraiment n'existe pas vraiment'.
P.S. : Étonnant, émouvant, dé-concertant d'entendre ainsi le son, le ton d'une voix qu'on n'imaginait pas. Et qu'écoute-t-on dans une voix ?
À toi.
Commentaire n°2
posté par
V.S.
le 03/05/2009 à 07h44
Une excitation communicative au début de la vidéo, des mains agiles, des doigts plein de dextérité, une aisance à manipuler, 1 fois, 2 fois, 3 fois, une voix suave pour nous encourager à suivre le périple...puis une petite exaspération à partir de la huitième tentative, les pièces ont du mal à s'agencer...la tension monte, c'est l'énervement, puis l'escalade, les doigts experts se crispent, la fatigue monte, dommage, vous auriez pu le terminer ce puzzle, avec un peu de concentration! Un puzzle de seize pièces, mais c'est un véritable casse tête,scrognieugnieu, jamais je ne me risquerais à pareille besogne! Bien à vous et bravo pour votre performance
Commentaire n°3
posté par
Emile
le 05/05/2009 à 23h25
Tout bien réfléchi, je ne suis pas tout à fait sure que le Capitaine ait engagé cent pour cent de ses capacités à la reconstitution de ce puzzle..
Il est bien possible que cela soit pour faire durer le plaisir de rester un dixseptième mois en votre compagnie, cher Émile.
Finalement, ce moment d'observation est comme un temps arrêté ou presque, celui d'une bobine de film qui patinerait, tout en faisant par à-coups, avancer l'histoire, histoire qui ne narrerait plus rien sinon elle-même. Une sorte de plaisir ambigu, vieux cinéphile, un peu comparable à celui que l'on a à suivre le déroulement - interminable - de 'L'année dernière à Marienbad'. Et j'ajouterai aussi les réminiscences du climat un peu particulier des expériences généralement un peu ratées de la salle de physique du collège. Un rituel démonstratif qui se théâtralise et semble finir par oublier son objet - ou le transcender.
La remarque d'Émile est de toute pertinence.
Elle… XVI… XVII, XVIII, XIX… Cela me rappelle Prévert !
Cordialement, ma très chère Juliette. Merci encore.
V.
Commentaire n°4
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V.S.
le 06/05/2009 à 06h37
Merci de la pertinence de ton observation.
Gertrude est une entreprise qui se nourrit d'elle-même jusqu'à l'absurdité; le sujet en est le prétexte toujours remis en boucle sur le métier comme le disque rayé d'une chienne de vie; et cette
aventure Internet se vide de son sens (sang) peu à peu; c'est une fuite en avant qui perdra bientôt tout fondement et toute finalité si ce n'est celles qu'elle se fantasme dans ces courants d'air
virtuels...
Piètre blogueur distrait et bigle, qui, sans ses lunettes, oublie de demander un suivi des commentaires…
Commentaire n°5
posté par
V.S.
le 06/05/2009 à 08h26
Ce n'est pas une critique. Que du contraire, comme on dit dans un étrange pays où j'ai longtemps vécu. Cette atmosphère a quelque chose de prenant, de prégnant. Et puis, il faut démythifier Internet. Ce n'est jamais que ce qu'on en fait. Alors… Quant à l'os, laissons-le se ronger lui-même, la vie s'en charge !
Bien à Toi, J.
Commentaire n°6
posté par
V.S.
le 06/05/2009 à 17h17
Je n'ai pas pris cela comme une critique, mais comme une vision tout à fait juste: juste cela, c'est justement ça.
Par contre mythifier Internet, je m'en délecte. Et je persiste et signe sur cet univers magique, autant peuplé de fées et de dragons que les contrées étranges du moyen age.
S'agit-il de mythifier ou de mystifier, de démythifier ou de démystifier ? Quelle langue ce français ! Nous n'échapperons que difficilement au grec et au latin ! Si Internet nous mystifie, il faut le démystifier. S'il devient un mythe - il le devient -, il faudra, peut-être, démythifier. C'est Trotsky qui disait, je pense, que les hommes ont besoin des mythes pour exister…, mais peut-être pensait-il à lui-même ! Une bonne idée, en effet, est de mystifier le mystificateur et alors tous les registres sont bons… Nous devons être effectivement des enfants facétieux dans la forêt des fées et des dragons. Des Monty Python en quelque sorte… Alors, Juliette, n'hésitez pas, jouez avec ces pieds-là !
Bonne soirée.
V.
Commentaire n°7
posté par
V.S.
le 06/05/2009 à 21h54
Myst, mythe, mite... drôles de bêtes; j'ai repris ton terme "mythifier", dont le sens s'il on va du côté du latin serait du côté du récit,, d'une transmission, alors que le mystère serait de
l'ordre de la fermeture. Je crois que dans "Gertude en ligne" je serais entre les deux, dans le paradoxe d'être devant le mur du mystère mais également devant un vide, d'une "vacance"
permettant l'apparition du mythe. C'est un peu le principe d'une activité artistique, du moins c'est comme cela que je peux la concevoir, toujours au bord d'un précipice.
Mais j'y met quand même un peu de naphtaline pour que mon os ne soit pas entièrement grignoté.
Trotsky disait aussi : "J'aime à voir les isbas des koulaks brûler dans la steppe, cette douce odeur de l'avenir radieux que nous construisons, m'arrive au tarin et fait mon bonheur ! " Léon le mystique du nez
Commentaire n°8
posté par
Ivan Denissovitch
le 06/05/2009 à 22h08
P.S. : Étonnant, émouvant, dé-concertant d'entendre ainsi le son, le ton d'une voix qu'on n'imaginait pas. Et qu'écoute-t-on dans une voix ?
À toi.
Un puzzle de seize pièces, mais c'est un véritable casse tête,scrognieugnieu, jamais je ne me risquerais à pareille besogne!
Bien à vous et bravo pour votre performance
Il est bien possible que cela soit pour faire durer le plaisir de rester un dixseptième mois en votre compagnie, cher Émile.
La remarque d'Émile est de toute pertinence.
Elle… XVI… XVII, XVIII, XIX… Cela me rappelle Prévert !
Cordialement, ma très chère Juliette. Merci encore.
V.
Gertrude est une entreprise qui se nourrit d'elle-même jusqu'à l'absurdité; le sujet en est le prétexte toujours remis en boucle sur le métier comme le disque rayé d'une chienne de vie; et cette aventure Internet se vide de son sens (sang) peu à peu; c'est une fuite en avant qui perdra bientôt tout fondement et toute finalité si ce n'est celles qu'elle se fantasme dans ces courants d'air virtuels...
À la fin ne restera qu'un os.
Bien à toi V.
Bien à Toi, J.
Par contre mythifier Internet, je m'en délecte. Et je persiste et signe sur cet univers magique, autant peuplé de fées et de dragons que les contrées étranges du moyen age.
As-tu lu mes petits textes?
Bonne soirée.
V.
Mais j'y met quand même un peu de naphtaline pour que mon os ne soit pas entièrement grignoté.